Talk, Don’t Trample

thetriskeliondiaries:

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Recently I’ve had conversations with three separate submissives, all in the same vein of conversation: the desire to talk to their Dominant/Daddy/Sir/Master about things that aren’t working in their relationship or dynamic, and their fear that it won’t be received well. 

In fact, all three of them have expressed a legitimate concern that they would actually lose their dynamic if they voiced their concerns to their Dominant partner. 

This, to me, is a red flag. 

Dominance and submission is, as I have said before, a dance. It is a power exchange. Note the use of that word: exchange. Give and take. Push and pull. Left and right. Lead and follow. 

Something has to be given to be taken, and when a facet is missing, the dance is a stumble, a drag, a collapse. And someone ends up being dragged across the floor on their face, bleeding and frightened. 

{This can apply to any part of the power exchange, of course, but as a submissive myself, I’m addressing specifically when it happens to us.}

I have heard “dominants” express the following: “asking me to make changes or telling me you don’t like how I’m handling things is topping from the bottom and it’s a sign of a poor submissive.”

No. Wrong. Try again. 

Topping from the bottom is when a submissive uses manipulation to get what they want from their Dominant. It is a method of dishonesty and one I find appalling. 

But attempting to sit down with their Dominant and lay out needs, desires, fears, and concerns about the dynamic and what needs to change for their own mental/physical/emotional health as a person and as a submissive? That is not “topping from the bottom.” That is called being in a relationship. That is called being a human being who is exchanging their power and who deserves a great deal of care and keeping to make sure that this exchange does not turn into abuse. 

I am one to believe that emotional abuse happens in D/s relationships almost more than physical abuse. There doesn’t tend to be a safe word when emotional lines are crossed, when submissives are left feeling alone or silenced because “that’s how it works.” And maybe there should be. 

This is why I am a huge supporter of meta talks, of Dominants and submissives sitting down (as Sir and R, not just as T— and R—-) and working out questions, thoughts, and concerns in a non-scene but still D/s mentality. 

  • Dominants: your submissive is giving a massive part of themselves to you. You are opening doors that very few people, if any, ever get to open. You are witness to emotions, desires, feelings, and fears that may never have seen the light of day before you entered their lives. 

You cannot silence them because you are the boss. That turns you into an abuser, not a Dominant. That strips your authority and your footing away and shows you as an insecure manipulator using the power you have over this person to get your way despite what emotion wreckage is lingering under the surface. 

  • Submissives: your Dominant has to hear from you. They are not mind-readers. They are not psychic. You have to share your heart when they ask to hear it. If you are in a situation where you are terrified that you will lose the relationship or that they will react in physical or emotional anger or intimidation over your need to be heard? That is a red flag that cannot must not must never be ignored. 

Power exchanges require word exchanges. 

Power exchanges require emotional work. 

Power exchanges require talking, listening, communication, sharing, openness, and trust. 

Without those things? 

You’re just a big man with a stick standing over a frightened little girl. 

Pour mes lecteurs francophones, la traduction de ce texte (Texte original : @thetriskeliondiaries).

J’ai eu récemment des conversations avec trois soumises différentes : toutes portant sur le même thème : le désir de parler à leur Dominant/Daddy/Monsieur/Maître à propos de choses qui ne fonctionnaient pas dans leur relation ou leur dynamique, et leur crainte que leur message soit mal perçu.

En fait, toutes les trois exprimaient une appréhension légitime tenant au fait qu’elles perdraient leur dynamique si elles faisaient part de leurs problématiques à leur partenaire dominant.

C’est, pour moi, un signal d’alarme.

La domination et la soumission sont, comme j’ai déjà pu le dire auparavant, une danse. C’est un échange de pouvoir. Notez l’utilisation de ce mot : échange. Donner et Prendre. Pousser et tirer. Gauche et droite. Diriger et suivre.

Quelque chose doit être donné pour être pris, et quand une des facettes manque, la danse est une titubation, quelque chose que l’on traîne, une chute. Et quelqu’un finit par être trainé sur le sol face contre terre, ensanglanté et apeuré.

(Cela peut s’appliquer des deux côtés de l’échange de pouvoir, évidemment, mais en tant que soumise moi-même, je ne traite ici que du cas où cela nous arrive à nous.)

J’ai entendu des “dominants” exprimer la chose suivante :

“Me demander de procéder à des changements ou me dire que vous n’appréciez pas la manière dont je gère les choses, c’est de la soumination et cela révèle une mauvaise soumise.”

Non. Faux. Essaie encore.

La soumination c’est quand la soumise utilise la manipulation pour obtenir ce qu’elle veut du Dominant. C’est une méthode malhonnête et que je trouve épouvantable.

Mais essayer de s’asseoir avec le Dominant et exposer ses besoins, ses désirs, ses craintes, et les problématiques relatives à la dynamique et ce qui doit changer pour sa propre santé mentale/physique/émotionnelle en tant que personne et en tant que soumise ? Ce n’est pas de la “soumination”. C’est ce qu’on appelle avoir une relation. C’est ce qu’on appelle être un être humain qui échange son pouvoir et qui mérite beaucoup d’attention et qui s’assure que l’échange ne se transforme pas en abus.

Je suis de ceux qui pensent que les abus émotionnels sont plus fréquents dans une relation D/s que les abus physiques. Il ne semble pas y avoir de safeword quand les limites émotionnelles sont franchies, quand les soumises sont laissées seules et silencieuses parce que “ça doit être ainsi”. Et peut être devrait-il y en avoir.

C’est pourquoi je défends bec et ongles les méta-conversation, où Dominant et soumise s’asseoient (comme Monsieur et R., et pas uniquement comme T. et R.) et travaillent sur certaines questions, pensées, et problématiques en dehors d’une session mais toujours dans l’esprit D/s.

  • Dominants : votre soumise vous donne une grosse partie d’elle-même. Vous ouvrez des portes que peu de personnes, si ce n’est personne, n’ouvrira jamais. Vous êtes les témoins d’émotions, de désirs, de sentiments, de craintes qui peut être ne se sont jamais exprimées avant que vous ne soyez entré dans leur vie.

Vous ne pouvez pas les faire taire parce que vous êtes le patron. Cela fait de vous un abuseur, et non un Dominant. Cela vous fait perdre votre autorité et votre appui et vous fait apparaître comme un manipulateur pervers utilisant le pouvoir que vous avez sur cette personne pour faire ce vous avez envie au mépris du désastre émotionnel qui se joue sous de la surface.

  • Soumises : votre Dominant doit vous entendre. Ils ne lisent pas dans votre esprit. Ils ne sont pas mediums. Vous devez partager ce que vous avez sur le coeur quand ils demandent à l’entendre [note de la traductrice : et à chaque fois que vous en ressentez le besoin]. Si vous êtes dans une situation où vous craignez de perdre la relation ou qu’ils vont réagir violemment, avec colère ou user d’intimidation face à votre besoin d’être entendue ? C’est un signal d’alarme qui ne doit pas être ignoré.

Les échanges de pouvoir nécessitent des discussions.

Les échanges de pouvoir nécessitent un travail émotionnel.

Les échanges de pouvoir nécessitent de parler, d’écouter, de la communication, du partage, de l’ouverture et de la confiance.

Sans cela ?

Vous êtes juste un homme avec un bâton au dessus d’une petite fille apeurée.

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